Observatoire des Bureaux n° 25:
une étude qui interpelle sur l’état de la vacance des bureaux à Bruxelles et en périphérie en 2009
- Le taux de vacance dans les bureaux bruxellois s’élève aujourd’hui à 9,8 % contre 8,9 % en 2008 et 9,8 % en 2007. Ce marché, dans son ensemble, résiste assez bien au marasme actuel.
- Le marché en périphérie (Zaventem et Machelen) est plus problématique et déséquilibré.
L’AATL et la SDRB: un travail commun entre deux administrations bruxelloises
Pour la troisième année consécutive, la Direction de la Planification de l'AATL (Administration de l'Aménagement du Territoire et du Logement) et le service
Inventimmo de la SDRB (Société de Développement pour la Région de Bruxelles-Capitale) ont associé leurs compétences et outils afin d’éditer une image statistique fiable du parc immobilier de bureaux en Région de Bruxelles-Capitale. Les deux administrations ont rassemblé, comparé et traité leurs données selon une méthodologie affinée. Issue de cette collaboration, la dernière édition de l’Observatoire des bureaux décrit, explique et quantifie l’importance actuelle des surfaces de bureaux disponibles dans les différents quartiers de la Région.
Chaque édition est l’occasion d’élargir le champ d’investigation à certains aspects complémentaires dont les enjeux apparaissent importants. Cette année, le numéro analyse l’état du marché en périphérie, et plus particulièrement dans les communes de Zaventem et Machelen.
Le marché s’autorégule à Bruxelles et se dérégule autour de l’aéroport
L’étude a pris en compte 4 indicateurs afin de mesurer les effets de la crise économique sur la dynamique immobilière:
- 1. la prise en occupation (la demande): diminution de 21 % par rapport à 2008;
- 2 & 3. les surfaces restées sur le marché et les surfaces arrivées sur le marché: il y a quatre fois plus d’offres que de demandes;
- 4. les projets annoncés pour 2010 (l’offre future): -33 % par rapport aux surfaces annoncées en 2009.
En prenant en compte ces quatre indicateurs, la situation sur le marché immobilier des bureaux ne deviendrait pas plus préoccupante en 2010, malgré des prévisions économiques qui restent moroses. Même si la prise en occupation se maintient au niveau atteint en 2009 – hypothèse réaliste – la vacance ne devrait pas augmenter, sauf dans le Centre et le Quartier Louise où elle pourrait peut-être s’accroître légèrement. L’autorégulation du marché est ici bien perceptible.
En revanche, le marché autour de l’aéroport est bien plus problématique et déséquilibré:
- un taux de vacance important: 31,6 % du stock de bureaux existants;
- une faible rénovation des bâtiments vétustes;
- une prise en occupation limitée, même au sein des nouveaux immeubles.
Tout ceci alors que les développements à terme visent à plus que doubler le stock existant.
Le marché des bureaux à Bruxelles n’est pas en crise
«
Même si la récession est incontestable, il n’y a pas vraiment de crise dans le marché immobilier de bureaux bruxellois. Il s’est adapté à une période de vaches maigres. Il conserve dans les quartiers centraux un meilleur équilibre entre offre et demande que dans les quartiers décentralisés », commente Luc Willame, Président de la SDRB. «
Je me réjouis de constater que grâce aux orientations prises par la SDRB, celle-ci se positionne de plus en plus comme l’opérateur immobilier public de référence.
Grâce à Inventimmo, la SDRB confirme sa démarche proactive, commerciale. Elle va à la rencontre des entreprises et anticipe leurs besoins. »